Ceux qui rentrent sceptiques en ressortent conquis !

L’exposition de Philippe Lance « apparitions divergentes » interpelle nombre de visiteurs. Et ceux qui s’attendaient à ne voir qu’une succession de têtes de mannequins, se rendent vite compte de leur erreur.

Apparitions divergentes par philippe lance

Car si le travail de Philippe Lance se rapproche de la photographie japonaise dans ses standards, ses clichés conduisent rapidement le visiteur à s’interroger sur ces silhouettes que l’on ne voit jamais : les mannequins dans les vitrines. Avez-vous remarqué que leurs cheveux ont disparus ? Que le standing de la ville influe sur leur aspect physique ? Sans doute pas !

L’oeil aiguisé de Philippe Lance a su voir tout cela et bien plus encore. Il nous entraîne dans un périple allant d’Audincourt (25), à Strasbourg (67) en passant par Belfort (90). Une démarche artistique où le photographe nous pousse à nous demander : comment ces êtres sans visages et parfois même ces bustes sans tête peuvent-ils autant nous raconter d’histoires ? Pourquoi une plaque de verre, transparente par nature, nous déforme t’elle autant notre perception des choses, allant jusqu'à créer un univers onirique devant nos yeux ? Une partie de la réponse se trouve sans doute dans les haïkus qui accompagnent certaines photos, ces courts poèmes japonais, rédigés par de grands Maîtres vers le XVème siecle, et qui demeurent cruellement d’actualité.

Une exposition qui engendre souvent cette réflexion de la part des visiteurs : « la prochaine fois où je verrai un mannequin dans une vitrine, je le regarderai différemment ! »