Aline Schmidt

Durant la période de confinement de novembre 2020, Mode Ouverture s’est associé à Thibaut Froehly afin de proposer un « défi photo » ouvert à toutes et à tous. Le but était de réaliser une série de 3 images, illustrant la phrase : « D’ou j’étais, je pouvoir briller cette lumière dans la nuit… ». Ces trois images devaient donner l’ambiance de cette histoire qui débutait et où le spectateur pouvait laisser libre cours à son imagination pour la suite. 

Aline Schmidt, photographe résidant en Allemagne est notre coup de coeur pour ce défi photo.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Mon nom est Aline Schmidt. Je suis née à Marseille mais j’habite en Allemagne depuis 1977, et à Loerrach dans le Baden-Würtemberg depuis 1982. J’ai commencé à vouloir en apprendre plus sur la photo en 2014 lorsque j’ai pris ma retraite et que mon mari m’a offert un Lumix GX7. Je n’avais alors aucune notion concernant le côté technique, mais comme   professeur d’anglais j’avais souvent travaillé avec des documents photos, et le commentaire de photographie ou séquence filmique faisait partie de mon enseignement.

Après avoir eu des problèmes techniques avec mon Lumix GX7 j’ai opté pour un Lumix G9 pour pouvoir continuer à utiliser mes objectifs. Ensuite j’ai acheté 2 nouveaux objectifs, un Panasonic 12-35mm et un 35-100mm. Je savais que ce qui m’intéressait le plus était ce qui touchait à l’humain sous toutes ses formes. Je ne voulais pas non plus transporter un matériel lourd.

La photographie de rue est ce qui m’a tout de suite attirée mais par la suite, considérant les problèmes légaux liés au droit à l’image, je me suis orientée vers ce qui suggère l’humain, c’est à dire son environnement, le quotidien, la banalité. C’est donc un domaine très vaste.

Je ne suis pas inspirée par tel ou tel grand maitre. J’aime regarder les œuvres des grands photographes, souvent américains, mais je ne pourrais citer tel photographe plutôt que tel autre. On est de toute façon imprégné sans le savoir par tous les visuels qui nous entourent.

Pourquoi avoir choisi de participer à ce défi photo ? 

Le confinement, entre autres, m’a enlevé l’envie de photographier.

Cela faisait des semaines que je n’avais pas sorti mon appareil. Le mail de Thibaut Froehly m’a inspirée. J’ai pensé à Hitchcock, à James Stewart, confiné dans son appartement dans le film Fenêtre sur cour. Il observe de sa fenêtre ses voisins de l’immeuble d’en face. Je n’avais pas à m’éloigner de mon domicile, ni à prendre ma voiture. Il me suffisait de sortir dans la rue derrière chez moi.

Avec quel état d’esprit avez-vous abordé cette animation ? 

Comme un jeu, un défi. Une façon agréable de m’y remettre.

Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de la réalisation de cette série photo ?

Techniquement parlant je ne suis pas au top, et photographier de nuit n’est pas forcément ma tasse de thé. De plus j’ai du mal avec mon trépied, avec lequel je ne suis pas à l’aise

Qu’est-ce que vous a apporté le fait de participer à cette épreuve ?

Participer à cette épreuve m’a sortie de ma torpeur, et m’a obligée à effectuer un exercice imposé, ce qui n’est pas vraiment dans mon caractère. Je fonctionne plutôt au coup de cœur et à l’instinct, mais là j’ai pu allier la contrainte et le plaisir.