Zoom sur... Alain BLAISE (janvier 2017)

Photographe discret mais attachant, lauréat du « Prix du public » lors des 1ères Rencontres photographiques de Couthenans (70) en 2015, il nous prépare une exposition individuelle d’une très grande qualité.

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Pas facile pour moi, mais bon : 58 ans, Franc-Comtois et fier de l’être, imprégné de culture et de technologie industrielle qui font encore partie aujourd’hui de mon parcours professionnel, autodidacte, adepte du bon sens. Pour une question de bien-être et pour fuir un peu le quotidien, j’aime depuis toujours me retrouver dans des espaces naturels. Je suis également passionné de photo : l’équation est vite résolue, je pratique la photo de nature ...

Quand et pourquoi as-tu commencé à photographier ? Attiré par l’image depuis toujours, par les lumières que l’on pouvait retranscrire, par le voyage imaginaire que certaines d’entre elles nous permettaient d’entreprendre, les découvertes que nous faisions, les interrogations procurées par d’autres, voici quelques bonnes raisons qui m’ont poussées dans cette voie. En 1976 (40 ans de cela) ce fut le premier achat d’un appareil reflex Zénith, entièrement manuel avec une cellule photovoltaïque extérieure. La pratique a petit à petit diminué pour reprendre vraiment en 2006 avec le numérique.

Quel grand maître de la photographie est pour toi une source d’inspiration ? Pour moi, c’est plus le sujet qui doit m’inspirer dans mon domaine de prédilection. Les « Grands Maitres », j’admire leur travail et ce qui s’en échappe. S’il faut vraiment citer quelqu’un, un incontournable dans la photo de nature pour ses clichés mais surtout pour son approche de l’environnement, c’est Vincent Munier, dont je partage un peu les mêmes valeurs. Citons Nick Brandt pour ces clichés africain épurés et portant souvent un message, Peter Lick pour ces clichés paysagers tant urbain que nature .... J’exerce dans un domaine mais je m’intéresse à d’autres.

Quel genre photographique t’attire ? Mon domaine de prédilection c’est en pleine nature, quand j’arrive à retranscrire une lumière intéressante, là où l’on ne voit pas ou peu l’empreinte de l’humain et dans ce domaine cela va du très grand paysage au petit détail au ras du sol.

Quelles sont les principales difficultés liées à ta spécialité photographique ? Trouver un lieu sans pollution visuelle, capter la bonne ambiance. Certains diraient la météo comme difficulté, mais au risque d’en surprendre plus d’un je n’aime pas le trop beau temps, mais plutôt les temps instables, frais ou froids.

Travailles-tu en argentique ou en numérique ? Pourquoi ? En Numérique depuis 2006, pour les possibilités que nous offrent les boîtiers actuels dans le traitement, les effets artistiques, le travail en RAW qui me permet de mieux me concentrer sur mon sujet plutôt que de gérer la technologie, pour la facilité d’archivage, la vision immédiate du résultat : c’est bon, on garde, pas bon on jette sans autre état d’âme. Je pourrais être nostalgique de l’appareil en lui-même, mais pas de la technologie.

Quel matériel utilises-tu ? Reflex Nikon plein format D810 et quelques optiques de la même marque.

Quels sont tes 2 objectifs préférés ? Le 70-200 2.8 et 24-70 2.8 Nikon (quoique ... dernièrement un 200-500 mm est venu compléter mon équipement...)

As-tu un accessoire qui t’es particulièrement utile dans ton approche photo ? Au risque de faire rire, la seule chose qui me vienne à l’esprit c’est... une bonne paire de chaussures (et vêtements chauds quand c’est nécessaire).

Quels logiciels utilises-tu pour traiter tes images ? Je développe uniquement mes RAW avec ViewNX2 livré avec les boîtiers Nikon et j’utilise Picasa pour l’archivage et la gestion de ma photothèque. Accessoirement Picasa me permet d’enlever rapidement les poussières indésirables quand le capteur est sale. J’essaye de faire tout le travail à la prise de vue.

Quels conseils donnerais-tu à un photographe qui souhaiterait réaliser des images dans ton domaine de prédilection ? Pour des photos de nature ? Être patient avant tout, explorer, reconnaître le terrain, être curieux sans être intrusif, s’immerger sans déranger et mère nature vous le rends à un moment donné. Mais ne pas oublier, c’est elle qui décide !!!

Dernière question, as-tu un site internet ? Non, lors de ma retraite peut être si j’ai plus de temps.