Depuis mes débuts, la photographie s’est imposée comme une évidence : un médium à la fois accessible et puissant, qui m’a permis de donner forme à mon imagination avec précision et réalisme. Très vite, elle est devenue bien plus qu’un outil, un langage.
Je puise une grande partie de mon inspiration dans le surréalisme, un courant que j’affectionne particulièrement pour sa capacité à ouvrir les portes de l’imaginaire, à rendre tangible l’impossible. Le symbolisme, quant à lui, me permet d’exprimer des idées universelles à travers les objets, les gestes ou les couleurs. J’utilise notamment des teintes fortes, comme le rouge, pour capter l’attention, créer de l’intensité et apporter une note d’espoir à des thématiques parfois sombres.
Mon travail s’organise souvent en séries, chacune portée par un personnage et un univers propre. J’explore ainsi différentes notions comme le passage du temps, l’obsession de l’apparence ou encore la dualité entre le bien et le mal. Chaque série développe une esthétique singulière, oscillant entre onirisme et influences gothiques.
Mon approche photographique dépasse le simple instant capturé. Je conçois chaque image comme une composition plastique, proche d’un tableau. À partir de croquis préparatoires, je pense les décors, la lumière, les couleurs et les accessoires. Ensuite, j’assemble plusieurs prises de vue à l’aide de la retouche numérique, afin de créer des œuvres minutieusement construites.
Aujourd’hui, je développe également une pratique picturale, qui m’ouvre de nouvelles perspectives et plus de liberté dans la création notamment de nouveaux personnages, mes photographies étant des autoportraits.
Je réfléchis enfin à des formats immersifs : des expositions à taille humaine, accompagnées de sons, d’objets de décor liés à la série et de mises en scène sensibles, pour inviter le spectateur à entrer pleinement dans mes univers.