Zoom sur... Franck PETIT

 

Biographie

Franck PETIT est basé à Strasbourg, mais originaire du Doubs.

La photographie a commencé en 1988 alors que mon oncle Louis m’avait offert un appareil photo pour la réussite de mon baccalauréat.  Puis j’ai assez vite abandonné pour reprendre en 2010 en suivant des formations à Besançon, Ecole d’Arles et autres workshops avec des photographes professionnels et une année à La chambre de Strasbourg.

Mes préférences vont aux portraits, image de rue, documentaires, les thèmes sociaux sont souvent traités, ce que l’on appelle photographie humaniste. C’est pour cela que mes photographes préférés sont : Ara Güler , Nan Goldin, Depardon, Cartier-Bresson.

La photographie est un plaisir pour moi, je n’en vis pas et ainsi je me sens assez libre. Techniquement j’ai encore à apprendre mais par des photos relativement simples je cherche avant tout en exposant une série, à raconter une histoire.

Démarche artistique

Uber dreams, rêves de liberté

Nous avons déjà tous passé une commande pour une livraison à domicile sans savoir quelles conséquences cela pouvait occasionner.

Envie d’être libres, nos livreurs de l’ombre sont pour la plus part d’entre eux dans une situation difficile.

Ils s’appellent Kader, Ali, Fred d’origine algérienne, afghane, pakistanaise ou française, ils sont des  acteurs de l’ubérisation auxquels nous ne prêtons plus attention.

La patience, leurs parler dans leur langue natale, les observer attentivement m’ont permis d’entrer en contact avec eux afin de comprendre le fonctionnement de ce système ainsi que d’entrer dans leur intimité.

Oui certains ont fait ce choix d’exercer cette activité et en sont très satisfaits. D’autres trouvent cela difficile car le nombre de livreurs a augmenté sur Strasbourg. Après 2 bonnes années, la rémunération à la course est devenue plus faible et les clients consomment différemment.

Ils sont l’image forte d’une mutation du travail dans notre société. Ils incarnent à la fois la liberté promise par les nouvelles technologies et la précarité que ce modèle peut engendrer.


Dans quel monde, vivons-nous ?

 

Démarche artistique

A la limite du reportage, cette série, comme la plus part de mes séries est basée sur l’observation de l’humain.

Cette fois-ci, j’ai choisi de travailler encore plus proches des personnages pour en montrer la force autant que la difficulté dans laquelle ils se trouvent.

Les sujets sont pris sur le vifs, dans leurs conditions de travail quotidiennes et dans leur environnement dans une grande cité urbaine.

Ces images témoignent de rencontres de personnes auxquelles nous ne prêtons pas attention.